Ce matin, il fait gris mais très doux. Je quitte la maison un peu fatigué parce que Capucine nous a rejoint cette nuit un cauchemar aux voleurs s’est invité dans sa tête et ma nuit s’est arrêtée à 4h du matin.
Pourtant, ce matin, je sens un vrai changement dans mon corps.
, je sens enfin cette idée que j’existe en dehors de l’action, que j’existe en dehors du travail, que je suis un être vivant qui fait une action,
Dieu soit loué de sentir cette sensation. J’ai l’impression et j’espère que c’est le début d’une sorte de libération, d’une sorte d’allègement, d’une sorte de soulagement.
J’ai cru entrevoir en travaillant un moment où je sortais d’un état psychique compliqué, comme après avoir pris une drogue, on retrouve ses esprits et on sent à quel point le corps a été pollué. Et on en est un peu sonné. Si cette clairvoyance est juste, ça ne peut être que le début d’un moment tellement plus vivant et plus juste.
En tout cas, ce matin, c’est un peu plus clair dans ma tête entre ce besoin de m’occuper et de travailler pour simuler d’être vivant et être simplement un être vivant qui travaille.
L’après-midi
En a cette fin d’après-midi, je me sens un peu sonné. J’ai vraiment bien avancé aujourd’hui sur le premier pan de la toiture de la chambre.
j’ai réussi à ne pas trop me perdre, régulièrement je me disait que je vaux plus que ça, que même si c’est super chouette de couper des bouts de bois, je n’existe pas que dans la découpe de bois !
Et cette pensée m’a permis de prendre quelques bouffées d’air, mais pas suffisamment que pour ne pas finir la journée un peu essoufflée. Mais était compliqué aussi de rester avec les petits oiseaux aujourd’hui, mais sans doute moins que vendredi. Il faut dire que le ciel bleu de cet après-midi me donnait des ailes.


