Retour début mars

Cela fait bien un mois que je n’étais plus retourné au chantier. Le mois de février a été très compliqué, très lourd. Déjà, dans la première partie, il a énormément plu. Ensuite, j’ai eu une énorme fatigue physique, émotionnelle, j’ai beaucoup pleuré. Et dès que le soleil a recommencé à pointer son nez, je me suis fait un lumbago qui m’a bloqué deux semaines. C’était un mois très chargé et je sentais le chantier comme un poids que je regrettais presque de mettre mis sous les épaules. Depuis deux, trois jours, j’ai retrouvé un peu mon corps. Le soir, Et le matin, je pratique le body scan. Je ne sais plus très bien pourquoi j’avais abandonné. Je fonctionne toujours comme ça. Quelque chose fonctionne bien, je l’utilise. Et puis d’un coup, je me dis que ce n’est pas ça, alors j’abandonne. Puis je recommence. Puis j’abandonne. Petit cercle à l’infini. En tout cas là, je l’ai repris et je sens beaucoup d’améliorations, plus de calme en moi, plus de contact au sol, plus de présence, plus de joie. Et ce matin donc, comme Swazik était partie chez Thierry et que nous voulons avancer sur le poulailler et que quand on est ensemble, je suis parti au chantier et c’était vraiment très agréable d’être là, d’avancer, de prendre soin de cette construction incroyable et génialissime. C’est très bon de faire une pause, parce que aller sur le chantier avec plaisir est toujours un vrai plaisir. À partir du moment où on y va tous les jours, le plaisir se dissout un peu et se transforme en concret, très concret. Et on perd un peu le goût du chantier. Ce matin, je sentais un vrai élan de continuer ce chouette projet.